Publié le 26-10-2026 | Aucun commentaire | Aucune catégorie. | Retour à la liste des posts
Tout d’abord, une définition possible de « La » Science, c’est l’ensemble des connaissances de l’humanité ainsi que la façon que nous avons de les obtenir. Il y a donc 2 parties à cette définition : la somme des connaissances et la façon de les obtenir.
Si l’on prend la première, vous voyez ici que cet ensemble de connaissances est bien définit par rapport à notre espèce (j’ai dit l’humanité), on pourrait même dire qu’une majorité de la Science est aujourd’hui occidentalo-centrée mais c’est un autre sujet qu’on ne traitera pas aujourd’hui. En tout cas, ces connaissances ne sont pas définies par un individu seulement, la perception de la réalité vécue par une personne uniquement ne peut pas faire partie de la Science sans autre « vérification » : c’est d’ailleurs pour cela que la méthode de production des connaissances scientifiques fonctionne aujourd’hui avec les principes de reproductibilité et de vérification par les pairs (soit les autres spécialistes du domaine d’études).
Cela nous amène d’ailleurs à porter un regard sur la deuxième partie de la définition de Science que j’ai utilisé : la manière d’obtenir les connaissances, ce que l’on appelle en général « la méthode scientifique ».
Quand on entend ce terme ("méthode scientifique"), il est souvent accompagné d’une explication ou illustration comportant la suite de mots suivants : Hypothèse, Expérimentation, Observation, Interprétation et Conclusion. Cela permet un aperçu assez clair de la manière d’appliquer un principe général que l’on veut en science : étudier la réalité, ou si l’on veut être plus précis, étudier notre perception commune (cf. définition n°1) de la réalité afin de mieux la comprendre (la question de savoir si l’on peut ou si l’on pourra un jour comprendre à 100 % la réalité sera traitée une autre fois). Ici j’essaye de montrer qu’une méthode scientifique comportant exactement « Hypothèse, Expérimentation, Observation, Interprétation et Conclusion » n’est pas la seule qui existe et qui permet de faire avancer nos connaissances, je pense ici aux méthodes de recherche en sciences sociales, par exemple, dont on dit souvent qu’elle ne sont pas sérieuses (« sciences molles », etc) alors qu’elles ne peuvent juste pas utiliser exactement les mêmes méthodes que d’autres sciences et qu’elles n’ont donc pas le même « niveau de preuve » sur les connaissances qu’elles peuvent apporter. Par contre, l’ensemble des sciences, par rapport aux pseudo-sciences (nous reviendrons sur la possibilité, ou non, d’appliquer une démarcation claire et nette entre sciences et pseudo-sciences), essayent toujours de se baser sur le réel, ou plutôt, encore une fois, sur notre perception commune du réel. On peut d’ailleurs résumer cela en disant que les sciences essayent toujours de tendre vers une certaine objectivité, sans qu’il soit pourtant possible d’atteindre cette objectivité.
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